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Industries/Analyses sectorielles

Industries - analyses sectorielles

Aéronautique et spatiale : une filière de plus en plus concurrencée et mondialisée


La filière aéronautique et spatiale représente environ 300 000 emplois directs en France sachant que le GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) qui regroupe les principales entreprises du secteur (environ 300) totalise environ 170 000 emplois.

Les entreprises du secteur sont confrontées à différents défis : 2012 a été la deuxième année consécutive d’embauches soutenues avec un solde positif de l’ordre de 8 000 emplois nets, fait notable dans l’industrie en France. Les chiffres 2013 devraient être dans cette continuité. De plus, dans un souci de préparation de l’avenir et de renouvellement des compétences, la filière accueille désormais environ 5 000 apprentis avec des efforts accrus pour les maintenir dans la filière à l’issue de leur formation.

Ascenseurs : une activité très dépendante de la réglementation


Le secteur Ascenseurs emploie un peu plus de 10 000 salariés en France. La CFDT est présente dans chez le leader Otis et chez deux des trois autres grands, Schindler et ThyssenKrupp.

En production, il ne resterait à terme qu’une usine en France. Le marché du neuf est déprimé car lié à la santé de la filière bâtiment. L’essentiel de l’activité se concentre sur la maintenance (avec aussi les escalators et les portes automatiques). La loi SAE (Sécurité des Ascenseurs Existants) votée en 2003 avait engendré une forte activité qui s’est d’autant plus résorbée qu’un moratoire sur les travaux a été décidé. Cette loi a favorisé l’émergence de nombreux petits acteurs, d’où une concurrence accrue et une chute des prix. Mais le secteur reste profitable et la situation devrait se stabiliser.

Les ascensoristes cherchent à rétablir des marges qui ont toujours été confortables. Toutes les entreprises ont subi ou subissent des réorganisations et des suppressions d’emplois importantes. Les métiers de techniciens se taylorisent avec des cadences de plus en plus difficiles à tenir.

Par ailleurs, les risques liés à l’amiante, longtemps négligés, sont maintenant mieux pris en compte, mais le dossier des victimes antérieures est toujours devant la justice.

L’industrie automobile a encore un avenir en France !


Avec 1,8 million de voitures vendues en 2013, contre 2,1 million en 2008, le marché hexagonal, regonflé en 2009 par la prime à la casse, a reculé pour la quatrième année consécutive. La production, qui a stagné à 1,76 million de véhicules, est descendue à son niveau le plus bas historique depuis 1997. Après avoir chuté sur les trois premiers trimestres de l'année, le nombre de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers sortis des usines françaises de PSA et de Renault s'est toutefois un peu redressé de 8,6% au quatrième trimestre. La production mondiale des deux groupes automobiles français a en revanche progressé en 2013 de 1,1% à 5,6 millions, tirée par Renault.

La survie de PSA, qui a accumulé les pertes, dépend de la réussite de son partenariat industriel avec le chinois Dongfeng. L’Etat français participe aussi à ce tour de table. Ces deux nouveaux actionnaires devraient prendre chacun 14% du capital (800 millions d’€), à la même hauteur que la famille Peugeot, qui était jusqu’à présent l’actionnaire de référence. L’appel au marché en complément permet d’effectuer une recapitalisation totale d’environ 3 milliards d’€. Cette stratégie vis à s’implanter significativement en Chine dont le marché a cru de plus de 14% en 2013. Le rebond est possible mais que d’incertitudes en termes de gouvernance et de percée commerciale.

De son côté Renault affiche une relative meilleure forme, mais le groupe profite à la fois des bons résultats de Nissan dont il détient 43% du capital, et de son positionnement « low-cost » au travers de sa gamme Dacia.

Les équipementiers tels que Faurecia, Valeo, Plastic Omnium, ayant réussi leur repositionnement à l’international et s’appuyant sur un portefeuille client diversifié en Europe, souffrent moins. Cependant, la baisse des commandes des constructeurs en France combinée avec la délocalisation de certaines productions au plus près des usines d’assemblages en périphérie de l’Europe, ont pour conséquence des restructurations importantes et souvent destructrices d’emplois. Les fournisseurs de rang 2, d’autant plus exposés qu’ils sont spécialisés, survivent au jour le jour.

Le rebond ne peut venir que d’une rupture avec le modèle économique actuel. Ainsi, l’innovation pour la transition écologique passe par les véhicules à basse consommation et par l’adaptation aux nouveaux modes de consommation tels que le covoiturage ou encore l’auto-partage. La compétitivité des « voitures made in France » et la survie de ce secteur qui emploie directement et indirectement des centaines de milliers de salariés ne se jouent donc pas sur les seuls coûts salariaux.

Électroménager : baisse continuelle de la production française dans un marché mature


Depuis plus de vingt ans, le secteur Électroménager subit en France plusieurs concentrations avec des cessations d’activité qui ne laissent plus que quelques fabricants nationaux dont certains en grande difficulté.

Dans le petit électroménager, ne subsiste que le groupe SEB (avec ses filiales Rowenta, Tefal, Calor…). Le patriotisme économique affiché par le groupe ne doit pas masquer la réalité des faits : effectifs industriels en baisse régulière et un niveau élevé d’intérim pour assurer un maximum de flexibilité.

Dans le gros électroménager, les salariés d’Électrolux à Revin (Ardennes) ont réussi grâce à une action soutenue de la CFDT à éviter la disparition du site avec le maintien d’une activité lave-linge et une diversification. Quant à Fagor-Brandt, l’entreprise est en redressement judiciaire depuis novembre 2013 suite à la faillite de la maison-mère espagnole. Il n’est pas certain que les solutions de reprises aboutiront et même si c’est le cas, la casse sera lourde. Enfin Whirlpool Amiens ne produit plus que des sèche-linge après délocalisation de ses autres activités.

Énergie : un secteur stratégique au cœur de la transition industrielle


Le champ de la FGMM-CFDT couvre une large partie du secteur Énergie. A travers la construction de centrales électriques (principalement nucléaires) ou les industries du photovoltaïque et de l’éolien. Ces deux dernières activités sont en plein essor mais contraintes par une forte instabilité règlementaire en France et en Europe ainsi qu’une forte concurrence internationale. Dans le nucléaire, l’activité a subi des secousses suite à l’accident de Fukushima. Mais si l’Allemagne, la Suisse et l’Italie ont décidé de sortir du nucléaire, le développement à l’international reste fort, particulièrement en Chine, mais aussi en Inde, Russie, Royaume-Uni ou dans les pays de l’Est.

Le secteur de l’énergie est stratégique à bien des égards. D’abord parce que l’énergie est à la base de toute production industrielle, et parce qu’elle concentre des préoccupations majeures qui se percutent. Il y a notamment l’impact du CO2 sur le changement climatique et la nécessaire réduction des émissions, la question de l’approvisionnement en matières premières face à des tensions sur les ressources « traditionnelles » comme le gaz et le pétrole et à une hausse continue de la demande internationale, ou encore la spécificité française avec un parc nucléaire qui produit environ 75 % de notre électricité.

L’Énergie constitue un secteur multiforme où se côtoient multinationales et PME, activités traditionnelles et déploiement de nouvelles technologies (EPR, hydroliennes, etc.). Ce secteur s’inscrit dans une stratégie européenne visant à réduire nos émissions de CO2, à diminuer nos consommations d’énergie et à développer plus fortement les énergies renouvelables. Le secteur est aussi sous le feu des projecteurs en France où le défi de la transition énergétique est au centre des préoccupations politiques. Pour toutes ces raisons, la fédération accorde une vigilance particulière à ce secteur et à l’impact sur l’emploi des mutations professionnelles induites par ces changements d’ampleur.

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